vendredi 28 juin 2013

INCESTE- DICTIONNAIRE LAROUSSE EN RETARD



LAROUSSE élimine  peu à peu le déni qui oblitérait  la définition du mot inceste et reflète — un peu mieux maintenant après des siècles de retard — le sens commun du mot. Mais peut-être est-ce trop tard!

En effet, quoique le langage médical de la fin du XIXe siècle ait adopté pour le mot inceste le sens qui était alors  devenu d’usage dans le langage commun, soit celui de l’action sexuelle d’un adulte ou d’un plus âgé sur la personne d’un enfant de la famille, LAROUSSE avait maintenu la définition anthropologique ou  légale prévalente encore dans quelques pays complices du déni social comme en France, laquelle prohibe l’union sexuelle entre adultes  apparentés.

Dans l’édition de 2012 du PETIT LAROUSSE ILLUSTRÉ, LAROUSSE s’illustrait encore de la définition suivante : DR. Relations sexuelles entre un homme et une femme liés par un degré de parenté entraînant la prohibition du mariage; relations sexuelles entre parents très proches.
(Comme on peut le lire, aucun enfant n’était alors explicitement nommé!)
Sur le site de LAROUSSE, ce 28 juin 2013 ( http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais) — je ne peux dire depuis quand — LAROUSSE laisse tomber une autre part du déni  qui entoure ce crime contre l’humanité. On trouve en effet au mot inceste, la définition suivante :  
  • Relations sexuelles entre un père et sa fille, une mère et son fils, un frère et une sœur.
(Comme on peut le lire, si le genre du descendant est nommé, le statut d’enfant ne l’est pas encore.)

Plusieurs dont nous sommes accusent de complicité les institutions et personnes qui participent au déni social qui gomme (tabou) ce crime contre l’humanité future!

Pourquoi ne pas utiliser des termes distincts pour parler de faits distincts!

 Pour notre part, nous aimerions voir adopter le terme « incestuat » pour désigner cette action criminelle. Le suffixe « 'at »' est usuel en français pour signifier nommément une action ou un résultat. Il accompagnerait le verbe « incestuer » dont le sujet pourrait être l’« incestueur » ou l’« incestueuse », et l’« incestuée » ou l’« incestué » en serait la victime. On aurait ainsi une bonne cohérence des termes en respect du génie de notre langue.
« incestuat » : un acte à contenu sexuel, quelque en soit la nature, commis habituellement par un adulte sur un enfant et donc, implicitement et nécessairement considéré comme un viol. Le terme inceste sera réservé pour désigner l’union illicite et souvent illégale de deux adultes d’une même famille. Dans le cas d’inceste, le viol n’existe pas implicitement comme dans l’« incestuat ».
« incestuée » — « incestué » : l’enfante ou l’enfant victime qui subit l’« incestuat ». Elle ou il ne peut jamais être tenu responsable ou coresponsable du crime. Jamais.
« incestueur » — « incestueuse » : habituellement l’adulte offenseur qui commet l’« incestuat » ou l’adjectif qui qualifie le résultat de l’action d’« incestuat ».
 « incestuer » : commettre l’« incestuat ».
Et certes, nous ne rejetons pas le fait que les  termes proposés pour désigner l’agresseur ou l’agresseure  se terminent  en « tueur », « tueuse »!

jeudi 23 mai 2013

LE CSJR FAIT UN PETIT PAS! L'INCESTE, PARLONS-EN!


Hier soir, ce 22 mai 2013,  à la Librairie Pauline de Montréal avait lieu une conférence-échange sur le thème L’INCESTE, PARLONS-EN!

Le Centre de Justice Réparatrice  (CSJR) était l’instigateur de l’événement et il avait réuni  au micro une psychothérapeute de victimes d’inceste, Claire Messier et une psychologue intervenante  durant de nombreuses années auprès d’agresseurs sous sentence, Line Bernier.

Nous nous y étions rendus, mon épouse et moi-même, tous deux victimes d’inceste durant l’enfance et  porteurs d’une longue recherche et d’une longue réflexion sur ce sujet brûlant dont les rives d’accès sont abruptes et qui constitue globalement une « terra incognita » pour la majorité…ou presque. Qui plus est, ma chérie vient de terminer, après trois ans et demi de labeur, la rédaction d’un livre significatif sur le sujet , un essai qui tente de faire l’exploration de ce sujet presque fantôme et ce, sur toutes les coutures, y compris sous l’angle majeur de la participation de la culture sociale à la perpétration du crime et à la victimisation des victimes ( la redondance est souhaitée ici!).

Ajoutons la « curiosité » suivante au présent propos:  France et moi-même, avons été victimes de rejet et d’ostracisme de la part du CSJR lors d’une exposition d’art « libérateur » tenue en 2012 alors que 7 œuvres présentées par nous portaient en sous-titre L’INCESTE, PARLONS-EN!  Certes nous n’avions pas enregistré cette marque de commerce! Mais après les paroles « avilissantes» de représentants officiels du CSJR dont nous avions été l’objet, comme d’autres artistes victimes d’inceste d’ailleurs, le retour en écho  du sous-titre de nos œuvres - la Vie étant la Vie – marquait peut-être une certaine mise à jour de l’organisme dit de justice réparatrice. Nous fallait voir pour ajuster nos désolations, nos rires et nos joies!

Les deux conférencières étaient, à notre avis,  en maîtrise de leur sujet et le public a été éclairé sur une bonne part du chemin des victimes et sur celui des agresseurs sous sentence lesquels, lorsqu’ils sont engagés dans un programme cohérent, montre une faible récidive. Bravo !

C’était une première pour le CSJR de manifester son courage et d’organiser un tel événement public. Un petit pas pour sortir de son ornière qui l’a fait  traiter en privé des crimes et particulièrement celui de l’inceste qui mérite autres considérations. Bravo !

Voici toutefois nos toutefois, nos, mais, nos réticences, nos objections…


Le concept de justice réparatrice identifiée par l’inspiratrice et fondatrice du CSJR– Thérèse de Villette – est celui d’une « revisitation » de crimes en favorisant des échanges entre victimes-agresseurs et représentant de la communauté ; les trois parties ayant matière à apporter à l’échange et un intérêt commun à la réparation des uns, des autres et de soi-même.

Hier soir, pas de représentant de la communauté. Thérèse de Villette avec ses belles idées est laissée sous le boisseau. Et tout ce lourd volet  de l’inceste comme crime social  est une fois de plus soumis au tabou. Le CSJR n’’est pas rendu là, pas encore !
Je ne voudrais pas ici  risquer de ne pas être compris.
Qu’aurait pu dire un « représentant de la communauté » sur l’inceste ?   ENTRE AUTRES…

DES FAITS DE CHAUDE ACTUALITÉ 

-         Peut-être aurait-il souligné ce fait social de « l’ici et du maintenant »: l’hôtesse de la conférence, Les Librairies Paulines des Filles de Saint-Paul, exposait au bénéfice du public une cinquantaine de livres sur des sujets en  « banlieue » de l’inceste, mais n’avait pu en dénicher aucun sur le sujet lui-même. Voyez-vous que le tabou de l’inceste ne porte pas tellement sur la défense de commettre l’acte criminel, mais sur le fait d’en parler. Le grand vide dans la littérature facilement accessible est là pour le montrer : aucun livre sur l’inceste n’ornait la table bien garnie. ( Le seul livre présent sur les lieux était celui de France !) La Fille de Saint-Paul à qui nous avons posé la question était désolée : elle avait fait trois jours de recherche. En vain!

-         Peut-être ce représentant aurait-il ajouté à l’évocation des 10-15-20-25-35-45-50  ans de souffrances de la victime taciturne et retournée contre elle-même  le fait que, vendredi dernier, le projet de loi 22 déposé à l’Assemblée Nationale du sous-pays du Québec  a été amendé à la dernière minute pour limiter à 30 ans le délai de poursuites civiles contre l’agresseur-e sexuel. Comprenez-y quelque chose !!! Des victimes demandant l’imprescriptibilité du crime ont manifesté devant l’Assemblée avec un carré dont la couleur ne fut pas précisée…

-         Peut-être  que notre représentant de la communauté aurait évoqué les grandes affaires d’Outreau, les sœurs Dionne, les sœurs Hamelin …et tracé le traitement accordé par les médias à ce genre de nouvelles…Progrès ou stagnation dans le scandale ?


LA SOCIÉTÉ DE DROIT

-         Peut-être aurait-il ajouté au moins un mot – celui de crime - à la définition de l’inceste proposée au début de la conférence ! Le mot crime est ce mot qui relève de la zone sociale et du droit qui en découle  voyez-vous ! Et alors, le mot crime aurait eu droit de cité  dans les échanges plutôt qu’ « abus » qui a prévalu !

-         Peut-être aurait-il insisté sur le statut de l’enfant auquel on reconnaît explicitement des droits ( c’est de plus en plus une personne et de moins en moins, surtout dans les cultures occidentales, une propriété parentale) Et parce qu’un « représentant de la communauté »  considère l’enfant comme  l’avenir de la société , il aurait peut-être dit que le crime d’inceste doit être qualifié de crime non seulement contre la personne, mais de crime contre l’humanité.

-         Peut-être aurait-il poursuivi sur le qualificatif de crime attribué à l’inceste comme un fait très récent dans l’histoire et non encore clairement établi dans la législation de plusieurs pays. La France nommément ! La Suisse ! pour nommer quelques pays presque civilisés... Il aurait dit un mot sur les pratiques judiciaires qui encore pour beaucoup favorisent les agresseurs aux dépens des victimes. Et il aurait sans doute souligné le nécessaire accompagnement des victimes qui ont le courage de poursuivre même si les professionnels qui aident les victimes n’ont pas encore l’obligation d’examiner la voie des poursuites judiciaires avec leurs clients  ( si on fait exception de la dénonciation obligatoire à la DPJ si ceux-ci sont des enfants… ).

DES FAITS DE LANGUE QUI TIRENT À BOUT PORTANT SUR LA VICTIME

-         Il aurait sans doute témoigné de plusieurs dérives linguistiques sur l’inceste. La première étant simplement que le dictionnaire Larousse définit exclusivement l’inceste comme l’interdit du mariage consanguin. Nulle évocation du crime sur la personne d’un enfant même si  le sens commun y réfère en premier lieu. Faut voir pour le croire !

-         Peut-être aurait-il mis en cause cette manie des sciences humaines d’englober toute agression sexuelle et toute statistique en découlant dans un ensemble presque neutre  qui s’appelle « abus sexuels » comme on dit abus de table, abus de toutes ces bonnes choses de la vie. Et se serait-il fort probablement mêlé de faire valoir que le crime d’inceste constitue une agression à l’encontre de la croissance d’un enfant. Et qu’en conséquence tout amalgame réducteur constitue une sorte de déni et parfois de complicité avec ce crime contre l’humanité !

-         Peut-être lui serait-il venu à l’esprit d’éclairer le mot « tabou »  et de faire comprendre l’ambiguïté de ce mot inventé par les anthropologues du XXe  siècle pour décrire l’interdit dans toute société de s’unir entre consanguins. Et en effet, contrairement à cette prétention des anthropologues et du dictionnaire,  l’inceste est une agression de la part d’un adulte  chargé d’une mission d’éducation et de protection sur la personne d’un enfant de sa propre famille et que le tabou qui  porte davantage sur le fait de parler d’inceste a pour effet de le protéger de la dénonciation de tout un chacun. On peut commettre l’inceste et il est commis abondamment, mais on ne peut pas en parler ni témoigner de son mystère social ( comme le montre la présente conférence d’ailleurs qui fit l’aveugle sur cette dimension sociale!)

DES FAITS DE CULTURE

-         Peut-être aurait-il aussi témoigné du concours de la religion établie à la propagation de l’inceste ? La Bible, par exemple, n’en fait un interdit qu’aux enfants ! Les parents de la Bible et de toute la tradition judéo-chrétienne ne sont pas ceux qui auraient pu le commettre. Non, non, ils sont des dieux éducateurs et pédagogues avertis! Le seul qui pourrait commettre l’acte est l’enfant,  cet « infans » en latin, c’est-à-dire celui qui ne parle pas ! Et quand ils grandissent, les chéris, ils doivent impérativement HONORER LEUR PÈRE ET MÈRE sous peine d’un discrédit social féroce. S’ils avaient été moins  bêtes, ils auraient compris la pédagogie utilisée !!!  Et il aurait peut-être ajouté, ce représentant de la communauté que les agresseurs sexuels d’enfants en robes noires  dans les orphelinats subventionnés se faisaient appeler PÈRE, MÈRE, SŒUR, FRÈRE …et les enfants gardés prisonniers et silencieux!

L’EXPERTISE PROFESSIONNELLE : L’ÉTAT DES LIEUX

-         Peut-être aurait-il ajouté quelques mots sur l’histoire de l’aide professionnelle apportée aux enfants victimes encore jeunes ou devenus adultes. Il aurait contribué à tracer pour le public l’état actuel des lieux  en ce qui a trait aux approches thérapeutiques, à l’entraide entre pairs-victimes, aux traitements des enfants victimes tels ceux du Centre Marie-Vincent....

-         Peut-être aurait-il raconté cette histoire du jeune Freud qui dans ses premiers écrits sur le sujet s’en prend aux agresseurs incestueux jusqu’à ce qu’il réalise, le pauvre, que la bonne société autrichienne n’aime pas du tout son propos. Entre deux cigares, le fin finaud retourne sa veste et, poursuivant la tradition judéo-chrétienne, attribue aux enfants le désir œdipien sur le parent du sexe opposé et le projet de meurtre sur celui de son propre sexe. Et combien de victimes, jusqu’à tout récemment, ont été traités par des thérapeutes comme des êtres qui ont transformé leurs fantasmes sexuels à l’endroit de leurs parents pour des réalités alors que celles-ci n’ont pas existé !!!


LA SOLIDARITÉ

Et peut-être aurait-il témoigné que, à titre de représentant de la communauté dans les rencontres entre victimes d’inceste et agresseurs, il reconnaît  pleinement la responsabilité de la société dans la perpétration de ce crime et qu’il cherche constamment à modifier cette culture du tabou et du non-dit qui y prévaut. Pour favoriser la guérison, il  proclame le droit plein et entier des victimes en voie de réhabilitation au titre absolu de personne et de citoyen de la société humaine.

Car ce sont des mots qui ont leur poids non seulement lorsqu’ils sont dits par le thérapeute, mais davantage s’ils sont dits par un agresseur et profondément s’ils sont dits par un « représentant de la communauté » !


Matière à progrès ou au moins matière à réflexion!


Jean



samedi 23 mars 2013

JUSTICE RÉPARATRICE-FORMATION D 'INTERVENANTS à l'UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE: les tentatives de domination se poursuivent


La faculté de théologie et d’études religieuses de l’université de Sherbrooke offrira à compter de juin 2013 une formation d’intervenant en « justice réparatrice » http://www.usherbrooke.ca/fater/justice-reparatrice/).

Pour celui qui cherche des améliorations, voire des transformations dans le domaine de l’application de la justice en société, il apparaît surprenant qu’une telle formation soit offerte dans une faculté de théologie. Puis, lorsqu’on regarde les appartenances des formateurs, on comprend de suite pourquoi une telle formation n’est pas sous l’égide d’une faculté de criminologie. Ce sont des tenants de la foi chrétienne qui sont ici assemblés et leur croyance serait probablement peu recevable ailleurs que dans une faculté de théologie. Il ne s’agit pas de science, il s’agit d’évangélisation!

L’enjeu central qui les réunit est la compréhension commune - et dévoyée à mon avis - de ce qu’est le pardon. Ici, la tradition chrétienne veut que la victime tourne la page en apprenant à pardonner à son offenseur comme l’aurait fait Jésus pour ses propres agresseurs en rémission de tous les péchés passés et à venir. Et depuis, comme on sait, le personnage n’a pas baissé les bras; son image de victime-sauveur trône en tous lieux bénis ou pas voire jusqu’à l’Assemblée nationale du Québec. Et il est cité en exemple à qui mieux mieux pour « vous libérer l’âme de toutes vos rancunes en les oubliant » comme si c’était la seule voie pour qui veut grandir.  Par mon expérience vécue au milieu de ces disciples que je ne savais pas chrétiens , je ne doute pas que le fil d’Ariane de la formation proposée par cette faculté de théologie sera celui-ci!

Certes, cette foi chrétienne montre aujourd’hui des signes de vieillissement et doit se reléguer dans des facultés de théologie,  perturbée qu’elle a été par le désir de maintenir au plus haut niveau son pouvoir sur les groupes humains. Et le pouvoir corrompt, comme on le sait si on examine le peu que ce soit l’histoire des religions. Ainsi, on comprend que dans n’importe quelle société, si les victimes sont conditionnées à pardonner pour « sauver leur âme », les investis de pouvoir exercent leur domination plus facilement sur ces personnes-sources des litiges. Si en plus les agresseurs sont appelés à se confesser plutôt qu’à demander un pardon public à leur victime et à assumer la réparation la plus adéquate possible de leurs torts, alors, la domination est encore mieux assurée.

Comme victime d’inceste parmi d’autres et pour avoir trempé dans ce milieu du Centre de Justice Réparatrice, je peux témoigner comment ce peut-être délétère pour une victime d’inceste de les côtoyer. Pour ces messieurs-dames de foi chrétienne qui dominent le CSJR, vous êtes une victime d’inceste réussie et obtiendrez votre diplôme lorsque vous cessez de parler d’inceste. Et je dois insister ici. À mon âge, je n’ai plus de rancœur vis-à-vis de mes parents et violent d'une part et incestueure d'autre part; j’ai fait le deuil de ces personnes qui n’ont pas exercé leur fonction parentale de façon adéquate. Ce ne sont plus pour moi que des parents biologiques et en rien des parents de mon être. La vraie voie pour une victime d’inceste est certes le deuil de ceux qui avaient la responsabilité de l'aimer et qui ne l'ont pas fait. Et il doit devenir clair que dans la grande grande grande majorité des cas, is ne l’ont pas fait et ne le feront pas davantage dans l'avenir. Alors, trêve d’attentes et d’espérances qui vous torturent!

 

Un tel deuil entraîne bien normalement le désir que l’inceste ne se répète pas dans l’humanité. Et cette croisade, si vous l’entreprenez, rencontrera le refus d'une grande part de la société d'aborder ouvertement et simplement le sujet. Les chrétiens à grosses graines du CSJR et autres personnes imbues de la même sauce vous mettront les bâtons dans les roues. Vous en serez malmenés, veuillez m'en croire! Ces gens ne supportent que le silence sur l’inceste pardonné. Ces gens ont abandonné la promotion de la justice qui répare la victime d'inceste et qui reconstruit une société ouverte et libéreé de la chape de plomb du silence actuel .  Une société qui, par son silence, permet aux incestueurs d'agir impunément

Alors, avant que de vous lancer dans une telle formation, vous devriez lire mon histoire détaillée. Elle suit ici...

dimanche 1 juillet 2012

JUSTICE RÉPARATRICE-INCESTE: LE CSJR- UN ORGANISME DANGEREUX POUR LES VICTIMES D'INCESTE NOUS DEMANDONS QU'IL CESSE SES ACTIVITÉS POUR CES VICTIMES


Imaginez qu'on vous invite à une exposition d'art comme exposant. (Que cela s'appelle ART LIBÉRATEUR peut peut-être ajouté à la farce. )Vous êtes membre de cet organisme à titre de survivant de l'inceste et vous faites confiance à cette organisation dont vous suivez les activités depuis plus d'une année. On vous invite. Alors. Alors, vous croyez que cet organisme fondé par une nonne, Thérèse de Villette, criminologue qui a été elle-même victime collatérale du meurtre d'une amie, un organisme subventionné par le Service correctionnel canadien, par les aumôneries de prison, un organisme présidé par un bénévole patenté honoré par des ministres comme bénévole de l'année, un organisme dont le trésorier a présidé longuement la fédération scoute du Québec, un organisme dont la secrétaire serait elle-même une victime à ce qu'elle dit, un organisme qui s'intéresse à plein temps à aider victimes et offenseurs à réparer les liens de confiance trompés, un organisme...vous pensez qu'il a ses lettres de compétence.

Vous vous trompez. Vous errez. Vous vous mettez en danger.

Le CSJR est un organisme incompétent pour des victimes d'inceste et dangereux. Dangereux.

Cet organisme est peut-être compétent avec des victimes de divers crimes. Nous n'en savons rien et nous espérons qu'il le soit.. Mais en ce qui a trait à l'inceste, cet organisme pourrait être pour vous éminemment dévastateur. Il pourrait vous imposer une ixième blessure peut-être pire que celle de l'inceste comme il le fit pour nous sans vergogne et de façon parmi les plus vicieuses qu'on puisse imaginer.

Comme le répéterait Alice Miller dans les circonstances ( une sorte d'inconnue dans ce milieu pharisien) les bien pensants, les petits bourgeois à la bonne conscience, les petits caporaux et valets obéissants, les représentants d'églises comme ces messsieurs-dames du CA du CSJR sont de parfaits défenseurs du tabou du silence qui entoure les parents abuseurs et les incestueurs. Ils soignent les victimes mais c'est pour les retourner au silence. Si elles parlent comme nous le faisons, scandale!,le CSJR les considère comme des malades qui s'ignorent. Faut comprendre que le CSJR est constitué de personnes qui sont sur la chaine de production du crime. Jamais ils ne dénonceront la bonne société dont ils tirent leur subvention. Jamais ils ne dénonceront cette société qui protège les parents abuseurs d'enfants. Ils sont de parfaits « petits hommes » ou « petites femmes » - comme l'écrit Wilhelm Reich, soumis au quatrième commandement – lequel, prenez-note, vous enlève à coup sûr votre jugement- : HONORE TON PÈRE ET TA MÈRE. Et quand les parents abuseurs n'ont rien d'honorables, ces messieurs-dames t'inviteront au pardon. Quelle imbécillité spirituelle! Si vous cherchez la santé mentale, mieux vaut, selon le bon sens évident, dénoncer pour soi-même ces parents abuseurs et incestueurs, les dénoncer également dans votre environnement et les évincer à tout jamais de votre vie. Vous ont-ils demander pardon ces parents abuseurs? Alors qu'avez-vous à leur offrir le pardon. Ils ne changeront pas de toutes façons. Sinon, ils vous l'auraient dit. Cessez de vous sentir coupable. Ce sont eux les coupables, pas vous, merde et alors! Le pardon n'est juste une manœuvre de refoulement qui vous jouerait des tours plus tard. Arrêtez d'obéir aux impératifs de tout un chacun, aux impératifs de pardon-guérison qu'invoquent trop souvent des thérapeutes et croyez en la vérité et la Vie. Et le bon sens, remerde!

Alors, oui, le CSJR est un groupe dangereux pour une victime d'inceste!

Les faits de notre aventure sont les suivants :

      • pendant des mois nous communiquons régulièrement à l'organisatrice, secrétaire du conseil d'administration du CSJR, l'avancement de nos travaux de préparation de l'exposition- ART LIÉBRATEUR subventionné par le fédéral. Nous lui soumettons les contenus et obtenons à la fois son approbation sur le contenu et sur l'espace requis pour les mettre en exposition.
      • En décembre, elle invite l'un de nous à faire partie du comité organisateur. Nous n'en aurons plus jamais aucune nouvelle. Mis de côté comme un objet, c'est le mode CSJR. Les victimes leur sont simplement utiles comme faire valoir.
      • Dix jours avant le début de l'exposition, l'organisatrice du CSJR nous demande de réduire nos œuvres et de les disposer sur une tablette que nous devons fournir. Nous refusons de participer dans de telles conditions. Nous ne sommes pas des objets de foire, pensons-nous. Erreur, ici c'est le CSJR qui mène.
      • Elle se ravise le lendemain et nous indique que c'est parce qu'il manquerait d'espace et qu'un membre du comité organisateur ( la composition du comité est secrète pour tous les exposants ou autres membres, probablement est-il géré par le trésorier qui s'infiltre partout nous a-t-il semblé) aurait dit que « c'était trop ».
      • Nous accrochons nos œuvres sur le site de l'exposition ART LIBÉRATEUR et réalisons qu'il ne manque pas d'espace du tout. Il manque surtout des œuvres dans cet espace. Et il manque d'exposants. 20 exposants en 2011 et 13 seulement en 2012. 26 œuvres en 2012 et 50 en 2011. Nous réaliserons que le tout agonise.
      • L'organisatrice nous demande, après l'accrochage, si nous nous sentons fiers du résultat. Nous lui répondons que non.
      • On nous remet le catalogue de l'exposition dont nous devrions être fiers également. Sans vergogne, le CSJR a contrevenu à la loi fédérale des droits d'auteur qui interdit de publier en tout ou en partie sans l'autorisation de l'auteur. Jamais on ne nous a demandé notre autorisation sur le choix des textes et des œuvres qui sont utilisés sur nos pages respectives. Nous sommes pourtant les auteurs. Nous n'avons pas rêvé durant toutes ces semaines de préparation. Nous ne serons pas les seuls à se plaindre. Une autre exposante est révoltée du traitement qu'on lui a fait et elle abandonnera le CSJR après plusieurs années d'implication. Pour nous c'est une vraie censure, pire que celle qui existait sous Duplessis! Mais, faut comprendre, c'est le CSJR et les exposants sont pour lui des objets pour se faire valoir.
      • Tel un fier à bras, le trésorier du CA du CSJR, nous apostrophe vertement le soir de l'ouverture de l'exposition ART LIBÉRATEUR et nous intime d'un ton autoritaire de tasser notre table et de faire place à la circulation. Il ne se présente pas à nous. Est-il le mystérieux fantôme du comité fantôme et secret qui dirige tout? Peut-être. Quoiqu'il en soit, il agit comme s'il était tout puissant dans la place? Dans la minute qui suit, la secrétaire du CA et organisatrice passe devant nos œuvres et nous dit que tout est parfait. On se demande qui est le ou la boss icitte. Le boss est le plus fort!
      • À trois reprises au cours de l'exposition, l'organisatrice du CSJR nous prend à partie sur la place publique devant les autres exposants, malgré notre demande explicite à chaque fois et comme il est normal dans la vie civile habituelle, de parler en privé. Mais, la secrétaire du CA du CSJR préfère manifestement avoir un public qu'elle croit lui être acquis pour verser ses hola! sur nous. Elle utilise l'approche bien connue des personnes passives-agressives. Celles-ci vous pourchassent jusqu'à ce que vous leviez le ton et, dès lors, elles pensent vous avoir embrocher et elles s'en prennent au ton que vous avez. Elles prétendent alors, haut et fort pour la foule assemblée, que votre ton empêche totalement la bonne communication qu'elles veulent établir avec vous. Voilà ce qu'elle clamait la secrétaire du CA du CSJR. Voyez, le style.
      • Et elle n'a pas de cesse de nous pourchasser. À un moment où nous sommes absents, le jeudi après-midi, une visiteuse importante pour nous, voisine et amie, est prise à partie par les hola! de la secrétaire du CA du CSJR. Voici le texte qui décrit la réalité des faits et que notre voisine a confirmé -( Le texte lui a été soumis pour son approbation.):  Notre voisine nous a raconté que l'organisatrice, secrétaire du CA du CSJR , lui a confié que J. était très affecté par l'inceste commis sur lui, que, pendant des années il n'avait pu en parler et qu'il était encore très souffrant en lien avec cet événement. Elle lui a dit cela en pleurant pour des motifs que notre voisine n'arrivait pas à comprendre. Nous racontant sa mésaventure, notre voisine nous a dit à quel point elle a été surprise et troublée par le fait qu'on puisse ainsi manquer de discrétion, de respect de la vie privée et qu'on confie à l'inconnue qu'elle était jusque-là, les détails d'un état de souffrance en l'attribuant à un exposant sans que celui-ci en fasse état dans ses œuvres, ni autrement.
      • Nous déposons nos doléances et plaintes ainsi qu'une demande de protection et de réparation auprès du président du CA du CSJR et auprès des membres du CA du CSJR dès les jours qui suivent la fin de l'exposition.
      • Le CA serait convoqué au dire du président pour prendre connaissance des faits. Nous ne sommes pas nous-mêmes convoqués. Le secret est de mise pour ces messieurs-dames qui savent tellement ce qui est bon pour vous, qui veulent votre bien et qui l'obtiennent malgré vous.
      • La rencontre de ces messieurs-dames du CA a lieu le 1er juin et , le président demande à nous rencontrer pour rendre compte des suites, le 5 juin. Et la farce non seulement va continuer mais elle va s'amplifier.

Pour ne pas laisser rien au hasard de l'imaginaire, voici la dernière lettre que nous avons adressée à ce président pour lequel nous avons déjà éprouvé de l'amitié. Ce qui était d'ailleurs le cas aussi pour la secrétaire du CA et la coordonnatrice jusqu'à ce qu'on nous attaque sans vergogne comme de vulgaires objets. Non seulement au CSJR, l'amitié et le savoir vivre n'a pas sa place lorsqu'il s'agit de victimes d'inceste qui parlent comme nous, mais, les principes de justice réparatrice sont aussi totalement oubliés et mis de côté. Tel est le CSJR et nous le disons d'expérience.


Terrebonne, le 19 juin 2012

cher R.
Ce sera, malheureusement (oh! comme tu as souvent répété ce mot!), la dernière missive que nous t'adressons personnellement. S'il en est d'autres, elles seront adressées au président et nous n'en serons peut-être pas les signataires.
Nous disons aussi malheureusement, car nous avons éprouvé de l'amitié à ton contact et nous aurions bien voulu que tu aies une autre intelligence de la situation que celle que tu as été capable de manifester. Nous constatons que tu as, comme d'autres de ton organisme, des comportements qui pour nous sont aberrants, relevant d'une culture autre que celle que nous aimons et d'un système de valeurs autre que celui que nous cultivons. À l'égard de l'inceste, vous êtes de celles et ceux qui vivent sous un tabou qui vous contrôle et vous tentez de contrôler les autres par ce même biais.
Mon Dieu, donnez-nous la sérénité d'accepter ce que nous ne pouvons changer.
Nous nous permettons donc en hommage à l'amitié que nous avons éprouvée pour toi de te dire les sentiments profonds qui nous habitent à l'endroit du CSJR.
Cette page sera alors tournée.

En un mot, nous vous trouvons
« pathétiques ».

Pathétique ton Y. qui s'est montré impoli et méprisant à notre endroit sans qu'on puisse savoir par quel bon droit il pouvait impunément nous agresser de ses paroles. Et qui n'a pas daigné demander qu'on l'en excuse.
Incivil? Peut-être pas.
Moralement spastique? Peut-être.
Nous sommes certains que ce vice-président n'a pas l'habitude de se déshonorer ainsi qu'il l'a fait devant nous lorsqu'il se présente devant d'autres membres du CSJR et qu'il fait, par ailleurs, sa BA tous les jours. La vraie question, c'est : qu'est-ce qui a bien pu faire sortir le vice-président de ses bottines bien lacées, de son sourire bien lissé?
Il semble, comme nous l'avons vu si souvent pour notre part, que le vice-président se soit senti investi de la responsabilité morale de nettoyer la place. Ceux qui comme nous dénoncent le tabou du silence complice qui entoure l'inceste constituent des « pommes pourrites », des personnes « indignes » dont on doit se débarrasser. Alice Miller qui a combattu avec courage et nécessité les maltraiteurs d'enfants et leurs protecteurs aveugles et complices redirait ici son refrain : est ici à l'oeuvre un autre de ces protecteurs aveuglés du Quatrième commandement – HONORE TON PÈRE ET TA MÈRE -, un autre de ses défenseurs de la « pédagogie noire », un autre qui commet la maltraitance sous couvert d'accomplir sa mission de nettoyage.
Pathétique votre justicier qui n'a pas su dire calmement, poliment, civilement, en respect de ses fonctions officielles, en respect des personnes, en respect des modalités prônées dans la Justice Réparatrice par Thérèse de Villette qu'il ne partageait pas notre opinion! Pathétique.
Un premier pharisien – ceux dont tu craignais le pouvoir – mais que tu as laissé faire.

Pathétique également A.!
C'est elle qui nous invite à participer à l'exposition. Nous croyons que c'est une vraie invitation. Nous pensons qu'elle agit comme nous le faisons nous-mêmes à l'égard de tous nos invités, avec déférence, tendresse, soins attentifs. Nous soumettons nos maquettes et l'avancement de nos travaux au fur et à mesure des semaines et des mois de préparation. Elle approuve complètement. Elle confirme que nous aurons tout l'espace désiré et demandé.
Et puis, dix jours avant l'ouverture, elle vire capot...elle n'a plus l'espace, nous avons trop d'oeuvres, nous devons couper et nous mettre sur une tablette...
Comme si après avoir invité quelqu'un à dormir chez toi, tu lui disais que tu n'avais que l'espace de la chambre aux fournaises et qu'il devait apporter son « sleeping ». Nous sommes absolument éberlués et déclinons l'invitation à participer.
Le lendemain, l'espace est retrouvé et c'est juste parce que quelqu'un lui a dit que c'était trop d'oeuvres. Quelqu'un du comité, du comité où A. avait invité Jean qui ne fut jamais invité, un comité fantôme faits de fantômes désignés pour surveiller les écarts. Et qui a sans doute asservi A. à ses fins, une fois le « menaçant » J. éliminé de l' «équipe ».
Car, à bien y penser, qui peut croire qu'A. puisse agir ainsi avec des gens qu'elle invite. Nous savons tous que la belle A. est faite de chaleur, de dévouement, de compréhension, de communication. Nous l'avons éprouver nous-mêmes. Mais alors, qu'est-ce qui a bien pu faire sortir A. de ses bottines?
Un attracteur étrange selon le mot utilisé dans la théorie du chaos. Et nous savons bien ce qu'est cet attracteur étrange. Ceux qui comme nous dénoncent le tabou du silence complice qui entoure l'inceste, ceux qui comme nous ne « pardonnent » pas à ceux qui nous ont maltraité - nommément parce qu'ils ne nous ont jamais demandé « pardon » et qu'ils ne le demanderont pas et que nous ne pouvons pas porter leur problème - déclenchent chez les membres de la bonne société un urticaire incontrôlable. Ils constituent à leurs yeux des « pommes pourrites », des personnes « indignes » dont on doit se débarrasser. Le vice-président ou une personne du comité fantôme a du rappeler à A. qu'on ne doit pas manquer au Quatrième commandement : HONORE TON PÈRE ET TA MÈRE comme nous, nous le faisons sans compter, sans limite aucune. Ouache! Et A. oubliant A. s'est ressaisie de ses responsabilités au CSJR dont elle veut peut-être devenir un jour la présidente ou... la coordonnatrice...ou...l'ambassadrice...
Pathétique votre secrétaire-chargée-de-projet qui n'a pas su dire aimablement, poliment, civilement, en respect de ses fonctions officielles, en respect des personnes, en respect des règles de base en communication interpersonnelle, en respect des modalités prônées en Justice Réparatrice par Thérèse de Villette qu'elle ne partageait pas notre opinion. Pathétique qu'elle ne nous présente pas d'excuses après nous avoir demandé de nous couper les œuvres qu'elle avait approuvées. Pathétique! Elle a préféré, contrairement à sa vraie nature aimable et généreuse et à son engagement au CSJR, nier la réalité de son invitation, de ses accords constants à nos propositions, de nos contacts toujours chaleureux et, sous l'instigation du tabou qui domine son mentor, voire son comité fantôme, elle choisi de nous traiter en objets utiles pour la gloire de votre foire de CSJR. Une foire agonisante. Pathétique!
Nous allions oublier le plus gros, le plus pathétique. A., atteindra des sommets dans les comportements déréglés. Pour fabriquer son catalogue à la gloire de la foire, elle n'hésite pas à transgresser la loi des droits d'auteurs. Elle pigrasse sans permission dans les œuvres soumises et manipule pour cacher les « pires œuvres » qui dénoncent le tabou de l'inceste. Sa censure ou celle de ses mentors est à l'oeuvre.
Mais ce n'est pas une totale réussite. La voilà qui prend feu sous l'emprise du tabou. Pendant l'exposition, elle cherche à provoquer J. en duels publiques. Merde, elle n'obtient pas ni satisfaction, ni le meilleur. Elle en remet et s'en prend le lendemain à une visiteuse, une voisine à nous, et tente d'entacher notre réputation. « Notre voisine nous a raconté que l'organisatrice, secrétaire du CA du CSJR , lui a confié que Jean était très affecté par l'inceste commis sur lui, que, pendant des années il n'avait pu en parler et qu'il était encore très souffrant en lien avec cet événement. Elle lui a dit cela en pleurant pour des motifs que notre voisine n'arrivait pas à comprendre. Nous racontant sa mésaventure, notre voisine nous a dit à quel point elle a été surprise et troublée par le fait qu'on puisse ainsi manquer de discrétion, de respect de la vie privée et qu'on confie à l'inconnue qu'elle était jusque-là, les détails d'un état de souffrance en l'attribuant à un exposant sans que celui-ci en fasse état dans ses œuvres, ni autrement. »  La pauvre A., soumise au tabou, - peut-être à des réviviscences d'abus, qu'en savons-nous? - se retrouve en pleine transgression, non seulement d'une éthique minimale en société, non seulement de la mission de votre organisme, non seulement de la philosophie de la Justice Réparatrice de Thérèse de Villettte, mais également de la charte des droits et libertés du Québec.
Je te cite la charte car elle semble bien nouvelle pour le CSJR  qui ne l'a adoptée que depuis le 18 juin 2012 à son Assemblée générale en disant : Le CSJR garantit le respect des droits de chacun, en conformité avec la Charte des droits et libertés de la personne du Québec. Comme si, avant ce moment, elle n'existait pas pour vous, comme si c'était vous qui garantissiez ces droits universels alors que c'est la Charte même qui garanti ces droits à toute citoyenne et citoyen, même à nous. Vous êtes capables de changer la hiérarchie normale de la réalité, oh! ça oui!
Alors, voici le texte oublié par A. sous l'emprise du tabou :
4. Toute personne a droit à la sauvegarde de sa dignité, de son honneur et de sa réputation.
1975, c. 6, a. 4.
5. Toute personne a droit au respect de sa vie privée.
1975, c. 6, a. 5.
Pathétique! Une autre pharisienne qui parle des deux côtés de la bouche lorsqu'elle se soumet aux puissances du tabou.

Pathétique E.! E. la coordonnatrice qui commet mensonges sur demi-vérités sur restrictions mentales lorsque nous la rencontrons avec toi. Des avocasseries plein la pelle, des entourloupettes de haute voltige, voilà ce qu'elle a à nous dire. Pathétique! Pathétique au carré!
Lorsque nous évoquons les lois et chartes que le CSJR a transgressé, elle ne se gêne pas pour être malveillante au point de nous demander de quelles lois nous parlons. De quelles lois parlez-vous?
Et comme tu le sais, c'est enregistré toutes ces paroles tordues. Comme mépris, c'est du pur fil! Que fait-elle là, aurions-nous du demander, si elle ne nous a pas lu?
Ajoutons. La juriste E. , coordonnatrice, nous fait savoir qu'A. n'était pas la secrétaire du CSJR puisque, sans qu'il y ait le moindre conflit d'intérêt et comme n'étant pas secrétaire tout en l'étant, elle s'est retrouvée sous contrat avec le CSJR à titre de chargée de projet et, en conséquence, par ce biais mystérieux et complètement légal, oui, oui, complètement légal, le CSJR ne peut-être tenu responsable de la mauvaise gestion de celle-ci qui n'agissait que pour le mieux dans le cadre d'un projet qui ne sera pas repris l'an prochain comme projet. Compris?
Pathétique! Pathétique!
J. doit vous rappeler à tous deux l'existence d'une approche qui s'appelle « justice réparatrice », élaborée par une certaine Thérèse de Villette....Pathétique. Pathétique! Pathétique au cube!
Pathétique! E. se retourne vers F., comme si elle allait pouvoir mettre en lumière une faille, une discordance dans notre couple; et toi F. qu'est-ce que tu voudrais de la rencontre? Nous aimerions bien t'entendre.( A. s'était déjà essayée à cette serpenterie pathétique!) Et F. lui répond qu'elle est en complet accord avec ce qu'a dit J.. Et elle décrit les étapes que devraient franchir des offenseurs ( des gens tels que vous et dans des circonstances offensantes comme celles que vous avez créées). En sept étapes. On dirait Thérèse de Villette qui parlerait elle-même : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7. Quelle maestria! Pauvres de vous. On aurait presque le goût de répéter ce que disait en son temps une autre victime de pharisiens: pardonnez-leur car ils ne savent pas ce qu'ils font. Vous êtes pathétiques!

Et E. la coordonnatrice en rajoute pour se faire championne de la manipulation. Nous devons comprendre que tous les participants à une exposition sont toujours suivis et réinvités l'année suivante. Oui, oui...Mensonge que J. doit corriger car notre correspondante du jour a écrit : Je n'étais pas invitée pour 2012 et mon expérience du CSJR est que la priorité est donnée aux bourreaux en utilisant les victimes comme objets...
Et elle en rajoute, l'E. coordonnatrice, en championne du « stacose ». « Stacose » qu'on n'a pas eu le temps de communiquer avec les exposants pour le catalogue. « Stacose » qu'on n'a pas les ressources nécessaires, « stacose » qu'on n'a pas pu faire autrement. Les auteurs, nous les respectons, nous avons voulu leur rendre justice, voyons donc!  « Stacose » que « stacose »! Pathétique.
Et nous entendrons le plus beau déni de l'aveuglement volontaire et stratégique : « stacose » qu'il y avait deux visions de l'exposition. L'une, plus « galériste » qui voulait montrer les œuvres d'art qui nous étaient soumises et une autre, minoritaire, qui cherche à provoquer la discussion et qui ne convenait pas à certains membres fantômes du comité fantôme dont les noms sont secrets. Pathétique. Pathétique qu'en cours de route on se découvre une vision qu'on n'avait pas avant et qu'on puisse, grâce à cette révélation lumineuse, ostraciser des exposants invités. Merveille de savoir-vivre au CSJR!
Et ce n'est pas parce que nous sommes contre les victimes d'inceste, affirme E.. Mais non, pas du tout! « Stacose » que 11 des 13 exposants sont des victimes d'inceste. Mais oui!
Pathétique que le CSJR oppose les victimes les unes aux autres! Pathétique que le CSJR se valorise du fait que 9 sur les 11 restantes soient silencieuses et effacées de leur histoire. Les deux autres , « stacose »...
À quel pompage de brume ne doit-on pas assister lorsque des personnes se retrouvent sous l'effet du tabou. Les docteurs de la loi, avocats et autres casuistes, pharisiens de tous poils ou sans poil font alors la danse inquisitoriale qui vous retueraient même une Jeanne d'Arc s'opposant à ses tortionnaires! Et la Jeanne d'Arc, c'est nous!
Et pourtant qui croirait qu'E. La coordonnatrice, si conciliante avec chacune et chacun, si tournée vers l'expérience spirituelle, si expérimentée et charismatique dans les relations interpersonnelles, si imbue de l'approche de la justice réparatrice puisse agir ainsi qu'on l'a vue et entendue et enregistrée. Par quel mystère, une personne qui apparaît habituellement bonne et compatissante peut se retrouver à proférer des sornettes en contradiction avec ses croyances. Par quel mystère ses bottines l'ont-elles quittée? Par quel mystère est-elle devenue pathétique au point d'oublier momentanément - mais totalement - son engagement et son mode de vie?
Nous le savons par expérience. Elle était sous l'emprise du tabou du silence qui doit entourer l'inceste. Elle chassait des « indignes » qui transgressent le tabou, des gens qui mettent en cause sans retenue le Quatrième commandement : HONORE TON PÈRE ET TA MÈRE. Alice Miller les a bien décrites et dénoncées ces personnes sous contrôle du tabou et qui contrôlent par le tabou.

Et toi, pauvre R. le président. Nous imaginons que tu dois être déçu. Peut-être même l'es-tu de toi-même. Tu fus aussi pathétique. Nous nous devons de te le dire et la peine immense que nous avons de te voir ainsi subjugué.
Au moment de la rencontre officielle commandée par le CA, ta déclaration initiale fait du ronron autour de « C'est bien malheureux tout ça! Nous vous avons bien entendu et nous adopterons un code d'éthique et nous ne ferons pas d'exposition de la même façon l'an prochain et le CA a demandé à A., qui n'est pas capable d'être présente ici, vous le comprenez n'est-ce pas, (sic) de vous demander des excuses. Elle réfléchit à cela cette semaine. ». Et J. doit ajouter, à notre voisine aussi. Oui, dis-tu!
Tu es pathétique. Centré sur ton pauvre petit organisme de CSJR comme devant un veau d'or. Incapable de dire autre chose aux victimes que vous avez fabriquées : « c'est bien malheureux tout ça! »
Tu ne te souviens même pas des règles de base pour accueillir des personnes blessées. Des règles que tu dois pourtant et certainement connaître puisque tu en témoignes à des offenseurs et à des victimes au cours de RDV. Tu es pathétique.
Tu évites d'aborder les faits précis que nous t'avons pourtant bien spécifiquement et soigneusement décrits. Même si cela va à l'encontre de toute éthique, c'est de bonne guerre dans ta guerre. Nous sommes certains que tu n'agis pas comme cela devant aucune autre sorte de victimes. Mais pour nous, des personnes qui dénonçons le tabou du silence autour de l'inceste, tu as choisi cette manipulation et tu fais, pauvre de toi, l'impasse sur les faits qui pourraient embarrasser ta stratégie. Oui, nous en avons l'intime conviction, tu ne ferais pas cela à quelque autre victime de crime. Voilà ce que nous croyons sur toi. C'est pathétique de te voir en tous poils sous le tabou et en défenseur du tabou de l'inceste.
Tu as cherché à nous rouler dans la farine avec cette entourloupette qu'A. nous ferait demande d'excuses ainsi qu'à notre voisine. Tu nous auras, avec ta coordonnatrice et peut-être ton CA, leurré sans vergogne. Nous sommes certains que vous ne construiriez pas de telles supercheries pour aucune autre victime. C'est un « spécial du chef ». Nous le savons bien qu'il n'y en aura pas de lettre. À moins que quelque avocat s'en mêle peut-être. Pathétique!
Puis, après les « stacose » de ta coordonnatrice, après son mépris affiché des lois transgressées, après ses sparages sur le ton que J. a utilisé (comme le font les personnes « passives-agressives » - vas voir sur le net si tu ne sais pas ce que c'est - qui évitent ainsi l'échange sur les faits ), après ses demandes de silence pour prier ses divinités, tu diras que vous vous excusez. Vous n'avez pas d'ailleurs besoin de nous pour le faire : vous vous excusez vous même! Tu agis comme tout politicien qui s'offre les excuses dont il a besoin pour son image de marque! Nous pourrions dire tu fais comme le font si bien une large, très, très large majorité d'offenseurs dans cette culture de violence entretenue.
Et, après tout cela, tu chercheras à nous faire avaler que vous êtes compétents auprès des victimes de l'inceste. Pathétique. Après tout cela. Pathétique!
Nous t'avons fait parvenir un assez beau document sur le rôle du RDC dans les RDV-inceste. Tu n'es pas capable d'un seul commentaire. Peut-être, après tout, parce que tu ne comprends pas de quoi il en retourne? Le tabou te tient dans ses griffes et la politesse que tu as habituellement devant quiconque t'aurais soumis un document sur tout autre sujet, te fait alors complètement défaut. Tu es pathétique.

Justice réparatrice, des mots que vous oubliez devant des victimes d'inceste qui ont le grand défaut d'être conscientes du tabou qui nourrit ce crime. Vous les aimez silencieuses les victimes et les produisez telles. Pour nous le CSJR peut, peut-être, faire des activités utiles et bénéfiques pour certaines victimes et offenseurs, mais vous nous avez montré que vous êtes de dangereux inconscients ou incompétents, habités par le tabou devant des victimes d' inceste qui ont retrouvé leur pleine parole. Cette dernière rencontre en fait pathétiquement la preuve. Vous devriez mettre un terme rapide à votre offre de services aux personnes incestuées.

Et puis, c'est ainsi que les choses sont dans les sociétés violentes qui s'en prennent aux enfants. Les victimes sont des faire valoir pour les bonnes œuvres des puissants et elles n'ont rien à dire sur ce qui les fait souffrir. Les professionnels patentés, leur bénévoles associés le savent. Et des victimes prétendument réparées par ces patentés et associés encensent les réparateurs. Point final.

Du moins, temporairement....

Comme nous te l'avons indiqué, nous consacrerons temps, énergie et ressources financières pour prévenir nos sœurs et frères victimes d'inceste des dangers qu'ils encourraient en venant au CSJR.

Notre témoignage et d'autres que nous avons recueillis et recueillerons sans doute devraient avoir valeur d'influence et de protection pour nos compagnes et compagnons d'expérience incestueuse qui, comme nous, ont connue une mort programmée qui n'a pas réussie. Nous les ferons valoir ces témoignages.

Regrettable. C'est bien malheureux que tu te traites au tabou! Nous te souhaitons de changer pour la vérité.

F. et J.

jeudi 21 juin 2012


JUSTICE RÉPARATRICE-INCESTE
CSJR DE MONTRÉAL, UN ORGANISME  DÉPASSÉ  et  DANGEREUX  
POUR LES VICTIMES D'INCESTE


Notre expérience de près de deux années à fréquenter le CSJR est concluante. C'est un organisme dépassé sur la question de l'inceste. Le CSJR ne sait comment aborder les victimes de ce crime. Il y a là des gens bons, mais les bonnes intentions pavent l'enfer. Si, comme victime, vous voulez progresser et surtout que vous voulez éviter de retourner en enfer, tenez vous loin du CSJR.

Le plus dangereux dans ce domaine c'est quand on prétend connaître de quoi on parle et qu'on n'est pas capable d'écouter celui ou celle qui porte les conséquences du crime. On veut alors votre bien et même si vous résistez, on le voudra contre vous. C'est le cas de cet organisme.
Contre nous, le CSJR n'a pas hésité à transgresser des lois pour parvenir à ses fins. Ainsi, après nous avoir invité à une exposition d'arts, on a censuré nos œuvres en contrevenant à la loi des droits d'auteurs. Pire, on a cherché à entacher en public notre réputation en nous traitant de malades.

Nous sommes de plus en plus convaincus que là où les victimes ne sont pas en charge des organismes qui veulent les aider, ces organismes doivent être considérés comme dangereux. Un organisme d'aide qui peut soulager vraiment des victimes est un organisme où les spécialistes de tout acabit sont au service des décideurs-victimes. Or le CSJR est malencontreusement dominé par un assemblage d'aumôniers de prison, de criminologues, de bénévoles de la bonne société et de thérapeutes de tout crins. Ce ne sont pas les victimes qui donnent le ton. Elles n'ont leur place dans cet organisme que si elles sont silencieuses.